
Élisabeth Schneider est photographe auteure.
Après plus de vingt ans de pratique dans les domaines du photojournalisme, de la presse et de l’image documentaire, elle développe aujourd’hui une recherche photographique personnelle où se rencontrent l’intime, le portrait, les questions liées à l’identité, à la psychologie, à la mémoire et à notre rapport au vivant.
Entre 2005 et 2025, elle collabore avec la presse nationale française et réalise de nombreux reportages et portraits. Formée au photojournalisme à l’EMI-CFD en 2008, elle reçoit le Prix Mark Grosset ainsi que le Prix des Écoles de journalisme du Festival International du Scoop d’Angers pour son travail documentaire Acceptation. En 2010, elle est lauréate de la Bourse du Talent Reportage pour Acceptation, dit aussi M’aime pas peur, qui fera l’objet d’une édition chez CDP Éditions.
Son parcours s’est construit au croisement de plusieurs expériences professionnelles : elle est d’abord assistante durant six années d’Isabelle Menu, tireuse de Sebastião Salgado, avant de devenir assistante du photographe François Halard pour Condé Nast Europe. Elle collabore également avec le laboratoire photographique du journal Libération.
Si ses premiers pas en photographie se sont faits en argentique, son parcours professionnel l’a conduite à adopter le numérique avec l’évolution des pratiques. Elle revient aujourd’hui aux procédés photographiques anciens et développe une recherche expérimentale autour du collodion humide, du cyanotype et de la matérialité de l’image. Ses œuvres interrogent le temps, la mémoire, la transformation et l’apparition de la trace photographique.
Cette exploration prend une dimension presque sculpturale dans sa série Inconscients, exposée au Salon PhotoDoc en 2023, où l’image devient objet, matière et espace de métamorphose.
Depuis 2011, elle mène des actions de transmission et d’éducation à l’image auprès de publics variés. Elle intervient en partenariat avec des institutions culturelles telles que la Maison Européenne de la Photographie, la Maison du Geste et de l’Image, ainsi qu’avec divers musées et structures institutionnelles en Seine-Maritime.
Son travail est représenté par Science Photo Library à Londres. Elle a été membre du studio Hans Lucas de 2014 à 2019.